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Maintenir l'ordre sur la voie ferr�e
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Entre 1882 et 1885, 4 000 travailleurs envahissent l’Ouest pour la construction du Chemin de fer Canadien Pacifique. Ils travaillent habituellement jusqu’à ce que l’hiver arrive, puis la plupart retournent chez eux. Notre travail consiste à veiller à ce qu’il n’y ait aucun alcool dans leurs campements. Nous assurons aussi la loi contre le vol de chevaux ou tout autre crime.

«Ils forment une bande de durs à cuir ces hommes, je vous le dis. Ils travaillent fort toute la journée et ils jouent aussi intensivement toute la nuit. Alors même que l’alcool est prohibé, que posséder de l’alcool est interdit par la loi dans toute la région, les contrebandiers nous tiennent occupés. Ils introduisent illégalement des bouteilles ou des cannes d’alcool dans des tonneaux de térébenthine. Des oeufs sont même vidés pour en remplir la coquille d’alcool! Les contrebandiers connaissent mille et une ruses. Heureusement, nous réussissons tout de même à trouver la majorité de l’alcool. Autrement, nous courrions vers de graves ennuis!»

Les jeux de hasard sont aussi un sport très populaire chez les travailleurs. Certains jours, dans mes fonctions de gardien de la paix, je vois des hommes, déjà présents sur les lieux avant mon arrivée, partir bien après la noirceur. La plupart reçoivent une amende et perdent toute somme d’argent gagnée au jeu.

Là où il y a des campements d’hommes, il y a aussi habituellement des prostituées. D’abord, nous traitons les prostituées comme un mal nécessaire : au moins, les travailleurs laissent tranquilles les dames respectables. Quand nous recevons des plaintes, nous effectuons une descente dans la maison en question aux frais des femmes qui se trouvent à l’intérieur. Nous leur offrons le choix de payer l’amende ou de quitter la ville. La plupart d’entre elles trouvent le choix de voyager très attrayant!

En 1884, je suis promu inspecteur. On me met en charge de la surveillance de la ligne de chemin de fer qui traverse les montagnes Rocheuses. J’avais prévu choisir une forte équipe pour m’accompagner, mais comme tous les hommes se sont portés volontaires, j’ai pu choisir tous les meilleurs tireurs. Nous arrivons à Laggan (lac Louise) au printemps et je poste mes hommes où leur présence est la plus urgemment requise.

Notre travail constitue en partie à escorter l’officier trésorier dans sa tournée les jours de paye. Des hommes sont alors envoyés devant au cas où quelqu’un se serait caché dans l’esprit d’effectuer une attaque à main armée. Deux autres hommes surveillent nos arrières afin de prévenir toute attaque par derrière.

Nous suivons les campements tandis qu’ils s’étendent de plus en plus dans les montagnes, de Laggan jusqu’à Golden, puis de Donald jusqu’à la rivière Beaver. Bars, salles de danse et autres maisons ruinent les travailleurs. Il y a beaucoup de petits vols tout comme de nombreux cas d’ébriété, d’agressions et il y eut même un meurtre! Les campements sont animés toute la nuit, tout comme nous.

En 1885, le CFCP fait face à des problèmes financiers et ses travailleurs ne sont pas payés. Ces derniers se préparent pour une émeute tandis que moi, je suis alité à cause d’une typhoïde ayant un mal fou à me bouger. Néanmoins, j’envoie un télégramme au premier ministre afin de l’informer de la situation et j’envoie mes hommes conseiller aux travailleurs d’être patients. Ottawa ne répond pas et les hommes ne sont pas payés. Ces derniers déclenchent une grève. Au même moment, le maire de Calgary m’envoie un télégraphe à propos d’un soulèvement en Saskatchewan. Les Métis sont en révolte, les Cris sont sur le point de les joindre et les Pieds-noirs campent aux frontières du fort.

«Pour l’amour de Dieu, me prie-t-il, viens!» Je ne peux pas, je suis trop malade et je dois négocier avec les grévistes qui forment une émeute au pas de ma porte.

J’envoie le sergent Fury arrêter l’un des grévistes, mais l’ivresse de la foule formée de 200 hommes armés lui fait faire demi-tour. Je le renvoie en compagnie de trois autres officiers en leur donnant l’ordre de faire feu sur tout manifestant gênant l’arrestation. Je regarde par la fenêtre et décide qu’assez, c’est assez! Je m’empare d’un fusil et d’une copie de la Loi d’Émeute puis affronte la foule. Après avoir châtié les travailleurs pour leur comportement, je leur dis : «Si, parmi vous, je trouve plus de douze hommes rassemblés ou toute foule rassemblée, j’ouvrirai le feu et vous abattrai! Maintenant, dispersez-vous et reprenez vos esprits.»

Après avoir mis fin à la grève et à l’émeute dans les montagnes, je me rends à Calgary avec les meneurs de bandes en état d’arrestation. J’ai l’ordre ferme d’organiser un détachement de la cavalerie et d’organiser la poursuite de Big Bear, un chef cri dès plus rebelles.

Sam Steele et ses hommes au campement du chemin de fer
Sam Steele et ses hommes au campement du chemin de fer.



Travailleurs du chemin de fer à leur campement en montagne
Travailleurs du chemin de fer à leur campement en montagne.



Poste de police à Donald
Poste de police à Donald.



Patrouiller les campements demande patience et diplomatie
Patrouiller les campements demande patience et diplomatie.










Big Bear à droite en compagnie de d’autres chefs cris
Big Bear à droite en compagnie de d’autres chefs cris.
 
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